DPStream Popcorn Time – quelle différence ?

Popcorn Time est sans aucun doute une plate-forme qui a révolutionné le monde du streaming. En effet, en proposant un contenu inédit (illicite) et de haute qualité, avec un design à la Netflix, il est devenu l’ennemi public numéro des ayants droits.

Nombreux sont ceux qui voient en Popcorn Time un simple nouveau moyen de regarder ses séries préférées mais qui ne semblent pas prendre sérieusement les risques que peuvent engendrer son utilisation. Non pas que DPStream ait une rancœur contre Popcorn Time, mais il nous est souvent reproché de « faire comme Popcorn Time ». Aussi erroné que réducteur, votre serviteur a donc décidé de montrer les quelques points divergents entre les deux entités.

 

  1. Dpstream Popcorn Time – Le concept

Si DPStream est une plate-forme collaborative, où ce sont les utilisateurs eux mêmes qui soumettent du contenu en iFrame, Popcorn Time est quant à lui un logiciel où le contenu est directement proposé par les développeurs. Vous nous direz, quelle différence ? Juridiquement, cela change beaucoup de choses. En effet, si un contenu illicite est déposé par un utilisateur sur DPStream, l’utilisation de la procédure de notification de contenu illicite permettra de résoudre le litige, et l’utilisateur ayant soumis la vidéo, bien que cette soumission soit illégale et déconseillée, ne risque rien.

En revanche, en proposant eux mêmes du contenu illicite sur le logiciel, les développeurs de Popcorn Time tombent sous le coup de la contrefaçon et risquent, juridiquement, assez gros, à l’instar de Grooveshark où les dirigeants ont eux même soumis du contenu illégal.

 

  1. Streaming et protocole BitTorrent

Bon ok, les développeurs de Popcorn Time risquent gros. « En quoi est-ce mon problème » me direz vous ? Certes, le fait que le contenu ne soit pas proposé par les utilisateurs protègent ces derniers, mais le visionnage en lui même ne les immunise pas ! En effet, Popcorn Time utilise un protocole BitTorrent pour le streaming de son catalogue, ce qui signifie que, comme pour le Torrent et le DDL, des fichiers se téléchargent sur l’ordinateur de l’utilisateur. Conséquence ? L’utilisateur tombe sous le coup de la contrefaçon et est susceptible d’être poursuivi en justice. C’est ainsi que récemment aux États-Unis, onze utilisateurs se sont fait poursuivre pour avoir utilisé Popcorn Time. Leur adresse IP fournie lors du visionnage, à cause du Protocole BitTorrent, les a tout simplement conduit au Tribunal.

 

  1. L’absence de structure

Vous le savez, chez DPStream, notre plus grand atout, c’est vous. Avec nos millions d’utilisateurs, nos modérateurs et notre forum, nous formons une grande communauté, une famille. Aussi, grâce à l’appui de la société propriétaire du nom de domaine et de la marque DPStream, Baruti Investments LTD, DPStream garantit la protection de cette communauté par diverses actions et une constante attention à la plate-forme.

En revanche, à la suite de l’abandon du projet originel de Popcorn Time sur Internet, une licence libre GPLv3 va faire renaître le projet, ou du moins … les projets. En effet, il existe de nombreuses versions de Popcorn Time, dont deux sont les plus connues. Dès lors, aucune véritable structure ne supporte aujourd’hui Popcorn Time, hormis ses développeurs. Ainsi, Popcorn Time devient un peu plus vulnérable et cela s’est vérifié dernièrement. Déjà attaqué aux États-Unis par l’intermédiaire de ses utilisateurs, c’est désormais au logiciel lui même que la justice s’attaque, puisque le blocage d’adresses permettant l’accès à la plate-forme a été demandé en Italie.

 

Deux visions différentes du partage, deux concepts différents, vous l’aurez déduit de cet article, Popcorn Time et DPStream n’ont rien à voir. D’autant plus que, on ne vous le cache pas, DPStream met tout en œuvre pour développer le contenu légal sur la plate-forme. Loin d’être un concurrent pour DPStream, Popcorn n’est finalement qu’un acteur parmi tant d’autres parmi le secteur audiovisuel.

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DPStream prépare sa rentrée !!!

Vous avez été nombreux à réagir suite à un blocage de DPStream par Google Chrome+.

Et nous vous avons entendu.

DPStream victime d’attaques

Pour rappel, DPStream a été victime de deux attaques. La première était malveillante, et se situait sur notre très cher Blog. Vite maîtrisée, celle-ci n’a heureusement pas causé de dommages, mais nous rappelle à quel point nous devons rester vigilants.

La seconde résultait d’un souci avec l’un de nos partenaires publicitaires qui renvoyait vers des sites malveillants. C’est pourquoi, Google Chrome+ bloquait logiquement l’accès à DPStream.

A la suite de ce blocage, DPStream a décidé de bloquer temporairement toute publicité et toute campagne sur le site. Tout ceci, dans un souci de sécurité et de confort pour nos utilisateurs. C’est ainsi qu’après beaucoup de travail avec Google Chrome, ces derniers nous ont récemment débloqués.

Mais, tournons nous maintenant vers l’avenir ! La rentrée aura sans aucun doute un air de DPStream. En effet, nous vous promettons d’énormes changements pour celle-ci. Ces changements seront tant opérés sur le design de DPStream que sur son contenu. Mais on ne vous en dira pas plus, un peu de patience, chers lecteurs !

Regardant la publicité, vous le savez, DPStream ne peut survivre sans ce financement. Nous comprenons que celle-ci peut-être intrusive et dérangeante. C’est pourquoi, nous travaillons ardemment avec nos partenaires pour qu’elle soit la moins intempestive pour vous.

Nous nous efforcerons aussi de toujours assurer votre sécurité pour que l’épisode du blocage ne se reproduise plus.

Par ailleurs, nous mettrons tout en œuvre pour que la navigation sur DPStream soit la plus simple possible.

En revanche, nous vous promettons qu’une chose ne changera jamais : DPStream restera une plate-forme créée par les utilisateurs et pour les utilisateurs. Notre seule mission est de vous donner la possibilité de partager la Culture audiovisuelle sur Internet, en toute sécurité.

A l’heure de la Révolution Streaming, où naissent tous les jours de nouvelles plate-formes, DPStream jouera un rôle majeur dans la diffusion de cette Culture, dans le respect de la Loi. Nous comptons sur vous pour en être les témoins, et nous sommes certains que vous resterez fidèles à votre site préféré.

DPStreament vôtre.

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De la “légalisation” de PopCorn Time

Le site d’information Numerama a rapporté dans un de ses derniers articles que la plate-forme de streaming PopCorn Time souhaiterait développer une offre légale. Si l’information peut surprendre au premier abord, il s’avère qu’elle est également difficile à avaler.

En effet, notre ami Numerama rapporte en réalité les dires d’un des développeurs de PopCorn Time (le .io) interrogé par L’Obs. Celui-ci prétendrait que PopCorn Time souhaite développer une offre légale :

« Nous travaillons actuellement sur une version de PopCorn Time qui ne proposera que du contenu légitime. Nous recevons beaucoup de demandes de jeunes cinéastes qui souhaitent utiliser notre plateforme pour diffuser leurs créations. Le problème, c’est qu’il n’y aura pas d’argent à la clé, puisque notre logiciel est entièrement gratuit. Nous réfléchissons donc à mettre en place un système de donations ».

De la “légalisation” de PopCorn Time

Intéressant ! Mais que deviendrait PopCorn Time sans le contenu PopCorn Time ? Le « cauchemar de Netflix » va-t-il pour autant renoncer à ses activités illégales ?

Petit rappel pour les non initiés. Qu’est ce que PopCorn Time ? Créé par un groupuscule de Hackers en 2014, PopCorn Time est un logiciel libre de visionnage de vidéos fonctionnant comme du streaming, mais qui est en réalité un logiciel de téléchargement laissant des traces sur l’ordinateur de l’utilisateur (le logiciel fonctionne sur le protocole Bittorrent). Son utilisation est donc fortement déconseillée et susceptible de se voir attirer les « foudres » de Hadopi.

Si la première version a été abandonnée par les initiateurs face à la pression qui pesait sur eux, deux autres versions en .io et .se se sont développées et connaissent un énorme succès aujourd’hui. Avec des milliers de nouveaux utilisateurs quotidiens dans le monde, PopCorn Time fait énormément parler de lui : sa gratuité, son design, ses multiples sous-titres, sa facilité d’utilisation, son VPN intégré et ses qualités de vidéos, ont fait de lui le « Netflix du piratage ».

Alors que signifie pour PopCorn Time le développement d’une offre légale ? Un autre buzz pour faire parler de lui, à l’instar de la dernière sortie en date du « Porn Time », version adulte du logiciel ?

Ou bien une stratégie pour mettre la pression – à son tour – sur l’industrie culturelle et sa chronologie des médias ? C’est aussi ce que laisse entendre l’interviewé : « Si les studios de cinéma s’unissaient pour proposer une offre avec autant de contenus que PopCorn Time, sans aucune restriction territoriale, et pour 20 ou 30 euros mensuels, ça serait le buzz ! Le problème, ce n’est pas le prix du contenu, mais son accessibilité. Mais, à ne vouloir prendre aucun risque, on s’embourbe ».

En tout état de cause, si la démarche est louable, elle reste difficile à imaginer et surtout peu convaincante.

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Au sujet de dpstream.tv

Depuis le 1er mai, l’adresse <www.dpstream.tv> est inaccessible. Nous tenions à vous informer des raisons pour laquelle ce nom de domaine n’est plus disponible.

DPstream.tv

Le 29 septembre 2010, un petit malin s’est amusé à créer un nom de domaine identique à DPStream, avec un ccTLD – domaine générique classé selon les pays – en .tv, correspondant au domaine générique de Tuvalu (petit archipel polynésien au centre de l’océan Pacifique, merci Wikipédia).

Ce type de comportement, appelé cybersquatting, est désormais courant, et DPStream en est une cible particulièrement régulière. Il consiste à enregistrer un nom de domaine, très populaire, sous un autre domaine générique, afin de le revendre au propriétaire du nom de domaine originel ou bien pour tout simplement profiter du succès du nom de domaine pour faire connaître et prospérer son site.

Dans notre espèce, le cybersquatteur, aussi spécialisé dans le streaming (mais également dans le téléchargement illégal), a uniquement voulu attirer les utilisateurs sur son site en profitant de la marque DPStream. A titre d’information, la marque DPStream a fait l’objet d’un dépôt au niveau national et européen.

En outre, le 28 novembre 2013, le TGI de Paris a estimé, dans le cadre d’une décision relative au blocage du site Allostreaming (et de 16 autres sites affiliés), que le site dpstream.tv était « manifestement contrefaisant ».

Dès lors, si DPStream n’étant pas dans cette liste (car aucunement affilié à ces sites internet), il n’en a pas pour le moins subi un préjudice important. En effet, de nombreux médias ont par la suite relaté la fermeture de DPStream, alors même que ce jugement ne faisait uniquement mention du cybersquatteur.

DPStream devait donc agir. C’est pourquoi, Baruti Investments LTD, société propriétaire du nom de domaine et de la marque DPStream, a décidé de lancer une procédure UDRP. Pour les profanes, cette procédure, instaurée par l’ICANN, est un moyen rapide de recouvrer un nom de domaine enregistré de manière illicite.

La WIPO, qui était chargé du litige, a rendu son verdict en date du 20 mars 2015 : dpstream.tv sera logiquement transféré à la société Baruti Investments LTD, et ce pour plusieurs raisons principales :

– la plus évidente, est bien entendu que les deux noms de domaines sont parfaitement similaires, de sorte à créer une confusion pour l’utilisateur ;

– dpstream.tv a été enregistré dans le seul but de profiter du succès de DPStream pour attirer les utilisateurs sur son site (sa charte graphique a été aussi parfaitement copiée) ;

– lors de l’enregistrement de dpstream.tv, aucun droit n’avait été transféré au cybersquatteur, de sorte que l’enregistrement a été réalisé de mauvaise foi.

 

Mais DPStream ne s’est pas arrêté à ce cybersquatteur. En effet, de nombreux autres noms de domaines ont été enregistrés de manière illicite, à l’instar de dpstream.tv. C’est ainsi que la WIPO a ordonné le transfert du nom de domaine <dpstream.pw> à Baruti Investments LTD, le 7 avril 2015.

Dès lors, les cybersquatteurs sont prévenus. DPStream.net est le seul nom de domaine représentant les intérêts de la marque, et tous les moyens seront employés pour que cela reste ainsi.

Les décisions sont disponibles à l’adresse suivante :

– <dpstream.tv> : http://www.wipo.int/amc/en/domains/search/text.jsp?case=DCC2015-0001

– <dpstream.pw> : http://www.wipo.int/amc/en/domains/search/text.jsp?case=DPW2015-0002

 

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La leçon à tirer des fuites des épisodes de Game of Thrones

Le mois d’avril fût pour HBO un mois riche en rebondissements. La diffusion tant attendue de la nouvelle saison de Game of Thrones a été « gâchée » par les fuites des quatre premiers épisodes de la série sur le Net. Évidemment, la nouvelle s’est rependue comme une traînée de poudre. Des millions de téléchargements ont suivis les fuites.

Toutefois, il s’est avéré qu’un nouveau moyen de communication au public s’est distingué cette année : l’outil Periscope, plateforme lancée par Twitter, qui permet la diffusion en direct de vidéos prises via son Smartphone.

Fuites des épisodes de Game of Thrones

HBO a tout de suite fait connaître son mécontentement auprès de Twitter, qui inspirera, sans aucun doute, d’autres ayants droits. En effet, ce type d’applications va particulièrement poser problème à l’artiste se faisant filmer en concert, qui sera par conséquent retransmis en direct sur la Toile…

En tout état de cause, il semble que les innovations technologiques sont toujours au cœur du problème des ayants droits, et c’est ce point qu’il convient de commenter.

Ainsi, en 1976, Sony était accusé d’infraction au Copyright par des studios Hollywoodiens, parce que les cassettes vidéos Bétamax donnaient la possibilité de réaliser des copies de programmes télévisuels. Pourtant, Sony a obtenu gain de cause, car cette révolution numérique était profitable pour tous ! En effet, la Cour Suprême a estimé que cette nouvelle technologie ne causerait pas une chute des ventes, mais que bien au contraire, elle permettrait de procurer aux producteurs un marché secondaire très rentable, et qu’il n’était pas possible d’interdire cette technologie en justifiant qu’une partie de ses usages est illégale.

Quelle meilleure exemple pour commenter l’actualité ? En effet, les audiences du premier épisode de Game of Thrones ont été un succès sans nom. Dès lors, pouvons-nous encore affirmer que la nouvelle révolution numérique n’est pas profitable pour tous ? Eu égard aux chiffres d’audience, personne ne peut dire le contraire, d’autant plus qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, bon nombre de spécialistes des médias crient au complot et parlent d’un “coup marketing” énorme. Toujours est-il que la “fuite maîtrisée” se présente désormais comme le truc à la mode pour lancer un produit. Affaire à suivre.

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La Loi sur le renseignement : A quel prix ?

Discuté dans la plus grande discrétion, et sans concertation avec le monde judiciaire, le projet de loi sur le renseignement, présenté en Conseil des ministres le 19 mars, a alarmé institutions, associations, Autorités et avocats, …

La Loi sur le renseignement, kesako ?

En effet, le projet de loi veut légitimer la surveillance des internautes au nom de la lutte contre le terrorisme : détection automatique de comportement spécifiques, élargissement de la surveillance électronique, déchiffrement de messages, piratage informatique, légalisation de pratiques discutables, et surtout mise à l’écart de l’ordre judiciaire (pour voir le projet de loi).

Dès lors, si l’objet de la loi reste certes primordial, comment le concilier avec le respect des libertés individuelles ?

Un arrière goût de ce projet de loi a d’ores et déjà été donné la semaine dernière par le Ministère de l’intérieur, en bloquant, sans intervention judiciaire, cinq sites internets, accusés d’apologie pour le terrorisme.

Le projet de loi prévoit tout de même la nécessité de l’autorisation du Premier ministre pour chaque intervention, et la création d’une commission spécialisée, à titres de contrôles. Ces derniers ne sont toutefois perçus par l’opposition seulement comme une protection de complaisance.

En tout état de cause, eu égard à sa complexité technique et au lobbying important existant à son encontre, la loi a peut être des chances d’être amendée.

Une question légitime taraude toutefois notre esprit.

La Loi sur le renseignement et le streaming ?

Si la loi vient à passer au Parlement, pourra-t-elle un jour être étendue aux sites internets qualifiés d’illégaux ? Certes la marge est énorme entre le terrorisme et le prétendu « piratage », mais à l’heure où le Gouvernement fait de la lutte contre le piratage son cheval de bataille, il est légitime de se poser une telle question. En effet, le 23 mars, une charte sera signée entre le Gouvernement et des acteurs du secteur de la publicité afin de couper le financement des sites dit de « piratage ». Là encore, la qualification d’un site comme pirate sera discrétionnaire, car aucun juge n’aura constaté un tel délit.

Dès lors, la question reste entière : le Droit, oui, mais à quel prix ?

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Du statut juridique des sites de référencement

Je vous entends déjà chers utilisateurs. Encore un article juridique ? Oui, mais celui-ci est important. En effet, on entend tous les jours de nouveaux adjectifs pour qualifier DPStream : site de streaming, de téléchargement, pirate, de référencement, d’index de liens … Bref, si certains sont tout à fait vérifiables, d’autres le sont (bien) moins. Retour sur le statut juridique des sites de référencement.

Du statut juridique des sites de référencement – Le cas DPStream

Pour rappel, DPStream est un site internet de type UGC (User Generated Content), c’est à dire un site contributif où les utilisateurs soumettent des liens (en IFrame) pointant vers des sites tiers. On peut dès lors qualifier DPStream de sites de référencement, d’index de liens hypertextes, mais surtout de site contributif, ce qui lui confère le statut d’hébergeur et par conséquent une responsabilité limitée (obligation de retrait d’un lien litigieux dans le cas où est reçue une notification de la part d’un ayant droit). En outre, DPStream n’offre pas la possibilité aux utilisateurs de télécharger une quelconque œuvre.

Conséquence ?

DPStream n’a pas d’obligation de contrôle a priori sur le contenu apporté par les utilisateurs.

Par ailleurs, côté jurisprudence, en 2001, deux fois en 2014 et très récemment en 2015, les tribunaux (européens et nationaux), ont accordé aux sites de liens hypertextes (ou référencement), une responsabilité limitée, dans le sens où « ces opérations techniques ne constituent pas des actes d’exploitation de l’œuvre, au sens du code de propriété intellectuelle, susceptibles de caractériser des actes de contrefaçon pouvant être reprochés aux hébergeurs » (TGI Paris 29/01/2015).

Si ces décisions ont fait beaucoup parlé, elles ne sont, in fine, qu’une application légitime de la loi sur le statut d’hébergeur.

Dès lors, faut-il vraiment faire évoluer le statut des sites de référencement, en légiférant sur le sujet ?

Du statut juridique des sites de référencement – Vox populi Vox dei

S’il convient de le faire évoluer, il faudra rester vigilent quant à sa définition législative.

Il est clair qu’une codification du statut des sites de référencement reviendrait à reconnaître son importance économique mais surtout sociale. En effet, le législateur se doit aujourd’hui d’être à l’écoute des utilisateurs qui souhaitent par dessus tout avoir accès à la Culture média, sans pouvoir être qualifié de « pirate ».

Toutefois, poser un accent répressif sur la loi, reviendrait à refuser de prendre en compte l’avis des utilisateurs, et de l’évolution numérique que l’Europe connaît, ce qui serait inconcevable.

La loi n’est-elle pas l’expression de la Volonté générale ?

De surcroît, si nous prenons en considération que Google est, tout comme DPStream, un index de liens hypertextes, une évolution répressive de la loi ne pourrait être concevable. En effet, imaginez un seul instant que les sites de référencement doivent se plier à de lourdes exigences législatives. Comment Google réagirait-il ?

Il faut donc poser une base législative concrète qui prenne en considération les intérêts de chacun (ayants droits et internautes) avec :

– une définition claire et précise du statut d’hébergeur ;

– la possibilité pour les utilisateurs d’accéder de manière libre à un contenu média ;

– le respect du Droit d’auteur via une procédure de notification de lien litigieux (à l’instar de la notre), ainsi qu’une contribution financière satisfaisant les intérêts communs.

Le statut juridique des sites de référencement reste donc à être inventé en Europe, le tout dans le cadre d’un eco-système qui permettrait à tous de trouver son compte.

A bon entendeur, …

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DPStream fait peau neuve et a besoin de vous

Bon, je sais que nous sommes en retard, que nombreux sont celles et ceux qui auraient aimé voir une nouvelle identité visuelle pour DPStream avant que nous lancions le Blog par exemple. Et vous savez quoi ? Vous avez raison.

Mais dans la vie en général et dans celle d’un site Web en particulier, le meilleur moyen de ne rien faire c’est de faire deux choses en même temps. Non ?

Donc voilà, le Blog est lancé, les bugs sont réparés et la stabilité de serveurs est renforcée, toc, toc, toc (c’est le bruit de mon bureau Ikéa quand je touche du bois).

Il est temps désormais de nous atteler à la refonte graphique du site.

DPStream fait peau neuve et a besoin de vous

Nous aurions pu faire appel à de grandes agences ou bien à des freelancers particulièrement doués. Mais non. Nous avons décidé de vous offrir le plaisir, que dis-je le bonheur, de repenser votre site préféré à votre sauce.

C’est pourquoi nous lançons un grand concours qui permettra à nos chères équipes techniques d’implémenter votre design, votre vision.

Nous voulions vraiment vous faire participer à ce relooking mais surtout vous intégrer dans le cœur du processus et de la stratégie qui sont notres depuis quelques années maintenant à savoir l’orientation de notre produit autour du besoin de l’utilisateur final. Et quoi de mieux, dans cette optique, que de vous offrir de redessiner votre site de Streaming préféré ?

Non, arrêtez, je sais, on est très cools.

En gros, installez-vous seul ou à plusieurs face au site et essayer d’imaginer le DPStream de demain, celui qui vous ferait vraiment plaisir, celui dont vous serez encore plus fiers.

Ce concours est ouvert à toutes et à tous et le grand gagnant aura le plaisir d’être crédité officiellement du nouveau design et bien plus.

Tout ce que vous avez à faire, c’est de nous envoyer un PSD qui comprendra au moins la Home de DPStream avant le 31 mars 2015 inclus (le cachet de la poste faisant foi, lol).

Où l’envoyer, me direz-vous ? Sur l’adresse email suivante : [email protected]

Allez à vos palettes chers amis et bonne chance à toutes et à tous.

DPStreament votre.

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Les Google DMCA : maîtres dans l’art de l’ironie

Chaque jour, sans aucune exception, Dpstream reçoit de la part de Google des « Notice of DMCA removal from Google Search », ou « avis de retrait DMCA de la recherche Google ».

Pour les non initiés, cette demande émane de la part de sociétés d’ayants droits, qui font part à Google, de la présence sur le moteur de recherche, d’un ou plusieurs liens illicites, par l’intermédiaire d’un formulaire permettant de faire une telle demande.

Jusque là, rien de plus normal, Google joue la carte de la transparence légale et on ne peut les blâmer pour cela.

Google DMCA : une grosse blague

Cependant, une fois la demande envoyée, elle est censée être vérifiée par Google. Sinon pourquoi demander tant de détails (identification et description de l’œuvre, extrait de l’œuvre, localisation de l’œuvre contrefaite) ? On se le demande bien. En effet, sur toutes les DMCA reçues (et il y en beaucoup), environ 25 % renvoient vers des pages dépourvues de tout contenu média !

Comprenez bien, un quart des demandes de retrait de Google que nous avons traitées sont illégales ! Ainsi, les prétendues URL litigieuses renvoient soit vers des pages où la page n’existe plus, soit vers une page du forum, ou bien encore vers une page listant des liens. Bref, pas vers du contenu média.

Et je ne vous parle pas des 75 % de demandes restantes, toutes aussi contestables pour d’autres raisons (notamment parce qu’il existe une procédure propre à Dpstream, mais également parce que les liens renvoient souvent sur des plateformes de type YouTube).

Attendez, la suite est encore plus drôle.

Google DMCA : une plus grosse blague

Google met à la disposition un formulaire permettant de contester la demande de DMCA. C’est très sympa de leur part, surtout qu’on en a des choses à dire, même beaucoup. Sauf que…Google ne nous permet de répondre qu’avec seulement 1000 caractères. Comment dire…c’est un peu comme si vous étiez en train de manger un délicieux plat, et que subitement, l’assiette vous est retiré. Le principe du contradictoire, principe malheureusement encore trop franco-français, est décidément très loin d’être respecté.

En tout état de cause, après avoir répondu à toutes les DMCA, et même en remplissant religieusement nos maigres 1000 caractères, nous attendons toujours une réponse de leur part … Nous avons alors décidé que nous allons nous adresser directement à la source de la demande abusive (pourquoi s’en priver ?).

Ah, ce n’est pas terminé, et le meilleur arrive.

Toutes les demandes de DMCA sont répertoriées publiquement sur le site chillingeffects.org, site dédié à la publication de ces requêtes. Oui et alors ? Mais les demandes ne sont pas simplement publiées, uniquement en citant le demandeur, le défendeur, ou bien encore la nature de la demande comme on s’en serait logiquement douté. Non, elles le sont de manière tellement précise, que le site chillingeffects.org est devenu le plus grand index de liens illégaux!

Non ce n’est pas une blague. Vous pouvez vérifier: tapez The Walking Dead dans leur outil de recherche, et vous trouverez une liste répertoriant absolument tous les sites diffusant ou indexant la série.

Finalement, chillingeffect subit la conséquence de son zèle. A trop vouloir en faire, il ne serait pas étonnant qu’un jour ce site reçoive une DMCA de la part de Google … Ironique n’est-ce pas ?

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